Incontinence urinaire

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A qui s’adresse le traitement de l’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire entraîne une gêne sociale principalement. En parler peut sembler difficile par honte alors qu’il existe de nombreuses prises en charges adaptées à chaque cas.

Il est donc important d’en parler à son médecin généraliste, son gynécologue ou son urologue.

Le bilan passe surtout par un interrogatoire très complet, un examen clinique, mais aussi par une échographie pelvienne, une cystoscopie parfois ou un bilan uro-dynamique (mesure de la pression dans la vessie et l’urètre).

Le traitement de l’incontinence urinaire s’adresse à toute personne chez qui ce symptôme est gênant, soit physiquement, soit socialement (impossibilité de faire du sport, de sortir en société, …)

Il existe différents type d’incontinence qui répondent à différents types de traitements.

Comment se passe le traitement de l’incontinence urinaire

Rééducation

Pour qui ?

L’incontinence peut survenir après accouchement ou ménopause. Lorsqu’il s’agit de fuites survenant principalement aux efforts, la rééducation de certains muscles, par un kinésithérapeute, peut permettre de mieux retenir les urines.

 

Comment ?

Une quinzaine de séances de rééducation sont réalisées sous la surveillance d’un ou d’une kinésithérapeute spécialisé en rééducation urologique. Un matériel spécifique peut être nécessaire permettant d’améliorer les résultats.

 

Traitement médical

Pour qui ?

L’incontinence par besoins urgents et impossibilité de se retenir peut être traitée médicalement.

 

Comment ?

Certains traitements mettent au repos la vessie. Les besoins sont alors moins urgents, permettant de vivre normalement sans allez trop souvent ou trop rapidement uriner. L’utilisation concomitante de pommades vaginales permet de faciliter les traitements médicaux et chirurgicaux.

 

Traitement chirurgical

Une hygiène quotidienne suffit la semaine qui précède l’opération. Une douche plus propre avec un savon antiseptique prescrit par le chirurgien et délivré en pharmacie est nécessaire la veille de l’intervention

Une dépilation n’est pas nécessaire.

L’entrée à la clinique se fait 2h avant l’intervention.

 

Anesthésie

Locale, loco-régionale ou générale.

 

Opération

Neuromodulation
Lorsque la vessie ne se comporte pas normalement, il est possible de modifier son activité grâce à un signal électrique délivré par une électrode implantée dans la fesse. Cette implantation peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale, au bloc opératoire. Différents réglages sont ensuite nécessaires jusqu’à obtention d’un fonctionnement normal de la vessie. Ce traitement est proposé pour les besoins trop urgents ou fréquents, lorsque les médicaments ne suffisent pas. La neuromodulation peut se faire à l’aide de dispositifs temporaires ne nécessitant pas de chirurgie dans certaines situations (TENS, KEAT, …)

Toxine botulique
Lorsque la vessie se contracte trop et après échec des médicaments, il est possible de paralyser son activité en injectant de manière précise et ciblée, la toxine du botulisme dans le muscle vésical. Cette action est réversible en 6 mois environ. L’injection se fait au cours d’un examen endoscopique de la vessie, sous anesthésie locale au bloc opératoire.

Bandelettes
Différents type de bandelettes peuvent être implantées sous le canal de l’urètre. Il s’agit de permettre une meilleure fermeture de l’urètre lors d’efforts afin de corriger l’incontinence à l’effort (toux, rire, effort physique, …). L’implantation de la bandelette se fait sous anesthésie loco-régionale ou générale, au bloc opératoire. 

Durée de l’intervention

15 à 30 minutes.

 

Séjour à la clinique

Ambulatoire.

Après traitement de l’incontinence urinaire

Traitement médical

L’efficacité est bonne pour les formes modérées.

La tolérance peut être insuffisante.

 

Traitement chirurgical

La douleur est très modérée.

Les fils de suture se résorbent complètement en un mois. Il n’est donc pas nécessaire de les enlever. (urétroplastie ou urétrostomie périnéale)

Les bains sont déconseillés pendant 2 semaines et remplacés par des douches lorsqu’il y à une incision (urétroplastie ou urétrostomie périnéale).

Après neuromodulation, une pile définitive sera implantée sous anesthésie locale ou générale. Elle devra ensuite être changée tous les 7 ans en moyenne. La pile devra parfois être réglée de nouveau. Un certificat de port d’implant sera délivré car la pile sera détectée par les portails de surveillances des magasins ou des aéroports.

Après injection de toxine, une analyse d’urine et une échographie seront demandées 4 semaines plus tard.

Une consultation de contrôle est prévue à un mois de l’intervention pour la cicatrisation, les résultats de l’analyse et l’échographie de la vessie, puis à 3 mois pour vérifier la bonne vidange vésicale par échographie. Un calendrier mictionnel est souvent demandé pour mieux comprendre l’évolution des symptômes.

Résultats du traitement de l’incontinence urinaire

Rééducation

Efficace pour l’incontinence d’effort

Pour les formes modérées et débutantes.

Traitement médical

Efficace pour l’incontinence par besoins urgents.

Tolérance faible.

 

Neuromodulation

Efficace pour l’incontinence par besoins urgents.

Lorsque le bon réglage est trouvé, l’efficacité est durable.

Bonne tolérance.

 

Toxine botulique

Efficace pour l’incontinence par besoins urgents.

Lorsque la bonne dose est trouvée, une injection sera proposée tous les 6 à 9 mois, dès la réapparition des symptômes.

Bonne tolérance.

Nécessité de savoir se sonder pour vidanger sa vessie en cas d’effet trop important de la toxine, en début de traitement.

 

Bandelettes

Efficace pour l’incontinence d’effort.

Effet durable et confortable.

Aspects administratifs du traitement de l’incontinence urinaire

Prise en charge

Prise en charge par la Sécurité sociale (sauf un des médicaments, Betmiga).

Complément possible de prise en charge par la Mutuelle.

 

Arrêt de travail

Pas d’arrêt de travail après traitement médical ou rééducation.

De 1 à 4 semaines après traitement chirurgical, pris en charge par la Sécurité sociale.

Complications du traitement de l’incontinence urinaire

La liste des complications se veut exhaustive et donc longue, au risque d’inquiéter inutilement le lecteur alors que celles-ci sont rares.

Traitement médical

Constipation

Sécheresse buccale

 

Neuromodulation

Hématome
Il peut être volumineux mais se résorber spontanément. Le saignement peut dans des cas extrêmes nécessiter un traitement radiologique ou chirurgical pour arrêter l’hémorragie.

Infection ou retard de cicatrisation
Un abcès intra-abdominal est rare.
Un retard de cicatrisation de la peau est rare.

 

Toxine botulique

Rétention urinaire
La vessie peut être trop paralysée par la toxine et ne plus se vider. Il faut alors avoir recours à des auto-sondages urinaires (vidange vésicale régulière par une sonde).

 

Traitement chirurgical

Hématome
Il peut être volumineux mais ce résorber spontanément. Le saignement peut dans des cas extrêmes nécessiter un traitement radiologique ou chirurgical pour arrêter l’hémorragie.

Infection ou retard de cicatrisation
Un abcès intra-abdominal est rare.
Un retard de cicatrisation de la peau est rare.

Erosion
Une bandelette mal placée peut éroder la muqueuse du vagin, entraînant pertes vaginales et retard de cicatrisation. Il faut alors la retirer pour permettre la cicatrisation.

Rétention urinaire
Si la bandelette est trop serrée, il faut parfois une nouvelle intervention pour la la couper.

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