Cancer de l’uretère

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A qui s’adresse le traitement du cancer de l’uretère

Les tumeurs urétérales sont de natures diverses. Il s’agit le plus souvent de lésions cancéreuses liées à un tabagisme ancien (les dérivés toxiques du tabac passent dans le sang après inhalation et sont filtrés par les reins pour se déposer dans la vessie entre deux mictions. Les effets du tabac sont perceptibles 30 ans plus tard)

Il peut s’agir d’un cancer superficiel (polype) ou d’un cancer infiltrant, plus profond.

 

Le cancer de l’uretère est révélé par une douleur dans un rein ou un saignement dans les urines.

 

Le bilan de la maladie passe par la réalisation d’un frottis urinaire, d’un uroscanner et souvent, d’une urétéroscopie avec biopsies.

Comment se passe le traitement des cancers de l’uretère

Préparation

Une hygiène quotidienne suffit la semaine qui précède l’opération. Une douche plus propre avec un savon antiseptique prescrit par le chirurgien et délivré en pharmacie est nécessaire la veille au soir et le matin de l’intervention

Une dépilation ou un rasage peut être nécessaire.

L’entrée à la clinique se fait 2h avant l’intervention.

 

   Anesthésie

Loco-régionale (rachi-anesthésie du bas du corps, par une injection dans le dos) ou générale.

 

Opération

PuceTraitement endoscopique
Le diagnostic initial passe souvent par une urétéroscopie avec introduction d’un endoscope par les voies naturelles. Dans certains cas, le polype peut être retiré par les voies naturelles avec une pince à biopsie ou au laser. Il sera ensuite analysé et un éventuel traitement complémentaire médical (instillations) ou chirurgical sera proposé.

PuceTraitement chirurgicale (urétérectomie, néphro-urétérectomie)
Il consiste actuellement à retirer le rein et l’uretère du côté malade. Dans certains cas particuliers, seul une portion de l’uretère peut être retirée. Mais habituellement, tout l’uretère et le rein doivent être retirés pour éviter une récidive du cancer sur l’uretère restant (c’est l’uretère dans son ensemble qui est le plus souvent malade, agressé par un tabagisme actif ou passif ancien). Le traitement peut être actuellement réalisé aidé par la coelioscopie plus ou moins robotique. Le rein est disséqué par coelioscopie et retiré avec l’uretère par une incision du bas ventre.

Durée de l’intervention

Entre 30 minutes (traitement endoscopique) et 3 heures (traitement chirurgical).

 

Séjour à la clinique

Entre un séjour ambulatoire ou d’une nuit (traitement endoscopique) à un séjour de 3 à 7 nuits (traitement chirurgical).

Après traitement d’un cancer de l’uretère

La douleur est très modérée après urétéroscopie (traitement endoscopique), plus importante mais bien calmée, après traitement chirurgical. Après coelioscopie, la présence de gaz dans le ventre après intervention, peut entraîner un inconfort voir une douleur dans les épaules, rapidement réversible et soulagée par les traitements habituels.

L’instillation intra-vésicale n’est pas douloureuse. Le produit instillé peut par contre entraîner une gêne urinaire plus ou moins importante.

Les fils de suture se résorbent complètement en un mois et demi lorsqu’il y en a. Il n’est donc pas nécessaire de les enlever.

Les efforts physiques sont déconseillés pendant 1 mois.

Les bains sont déconseillés pendant 2 semaines et remplacés par des douches.

Une consultation de contrôle est prévue à un mois de l’intervention pour la cicatrisation et les résultats de l’analyse puis à 3 mois avec le résultat d’un scanner de contrôle. Un suivi régulier est ensuite proposé par examen clinique, analyse du frottis urinaire et scanners réguliers.

Un contrôle de la vessie sera réalisé à 3 mois de l’intervention, par fibroscopie de la vessie car des polypes peuvent apparaître dans la vessie.

Le suivi de la fonction du rein restant sera effectué. Des conseils d’hygiène de vie seront donnés pour protégé la fonction rénale.

Résultats du traitement du cancer de l’uretère

Le résultat de la néphro-urétérectomie dépend de l’agressivité initiale du cancer. La qualité de vie est conservée avec un seul rein. Une surveillance régulière est nécessaire ensuite.

Aspects administratifs du traitement du cancer de l’uretère

Prise en charge

Prise en charge par la Sécurité sociale.

Complément possible de prise en charge par la Mutuelle.

 

Arrêt de travail

De 4 à 10 jours après traitement endoscopique, pris en charge par la Sécurité sociale.

De 3 à 4 semaines après traitement chirurgical, pris en charge par la Sécurité sociale.

Complications du traitement du cancer de l’uretère

La liste des complications se veut exhaustive et donc longue, au risque d’inquiéter inutilement le lecteur alors que celles-ci sont rares.

Hématome
Il peut être volumineux mais se résorber spontanément. Le saignement peut dans des cas extrêmes nécessiter un traitement radiologique ou chirurgical pour arrêter l’hémorragie.

Infection ou retard de cicatrisation
Un abcès intra-abdominal est rare.
Un retard de cicatrisation de la peau est rare.

Fistule urinaire
En cas de chirurgie partielle, l’étanchéité des voies urinaires peut être rompue, nécessitant parfois la pose d’une sonde urétérale ou vésicale pour tarir l’écoulement.

Insuffisance rénale
Rarement, le fonctionnement du rein restant peut être insuffisant. Des précautions sont alors nécessaires et une dialyse peut exceptionnellement être proposée, temporairement ou à vie

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